DEVENIR GÉNÉALOGISTE SUCCESSORAL

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Le métier vous intéresse ? Pour quelles raisons ? Vous avez vu un reportage récent à la télévision et vous vous dites que c’est une profession plutôt lucrative ? Vous êtes étudiant en histoire, en droit… et vous cherchez une voie en lien avec vos études ? La généalogie est votre passion, pourquoi ne pas en faire votre métier ?

 

Je suis généalogiste successorale depuis 14 ans et je suis surprise d’entendre certains vouloir exercer le métier sans avoir fait de GENEALOGIE, sans avoir fréquenter les ARCHIVES et sans avoir un minimum de connaissances en DROIT. Il faudrait également connaître son fonctionnement.

Dans une étude généalogique successorale, il existe 2 services, la section recherche et la section règlement-prospection :

  • Le généalogiste chercheur est chargé d’établir la dévolution successorale, c’est-à-dire de faire la généalogie de la personne décédée ou de la confirmer si le notaire a un doute ; parfois, il doit seulement retrouver l’adresse d’héritiers dont le notaire connaît l’existence. L’origine de ces généalogistes est diverse : histoire, droit, généalogie pour ne citer que les plus courantes… L’important, c’est de savoir faire de la généalogie, d’avoir des bases en droit de la famille et des successions (ordre des héritiers, les degrés, fente et représentation…), de connaître les archives utiles au généalogiste pour certifier la dévolution.

La recherche demande du temps donc de la patience, de la rigueur, de l’empathie, de la disponibilité (déplacements fréquents, horaires décalés pour rencontrer des héritiers, cela peut poser problème quand on a une famille), de la méthode (savoir comment et où chercher), d’être autonome, intuitif… Certains diront qu’il faut être commercial pour obtenir les contrats. Je dirais que cela dépend de l’héritier que vous rencontrez.

  • Le généalogiste-régleur/juriste/prospecteur, selon les études, vient exclusivement du droit : il est en contact direct avec les notaires ; il assure auprès de ces derniers le suivi du dossier du début jusqu’à la fin. Il doit être capable de défendre au mieux les intérêts des héritiers qu’il représente. Ses horaires sont le plus souvent calqués sur celui des mandataires. Il prospecte en dehors de ses rendez-vous (signature d’actes de notoriété, inventaires, ventes de biens…).

Il n’existe aucune formation officielle car le métier n’est pas réglementé. Mais vous l’aurez compris pour devenir généalogiste-chercheur : généalogie, archives et droit (les bases) représentent le trio gagnant. Une formation est indispensable et dépend de votre cursus. Ensuite, un stage dans une étude est important pour connaître la réalité du métier et mettre en pratique ses connaissances.

Pour ma part, j’ai suivi des études d’histoire qui m’ont mises en contact avec les archives et je me suis intéressée à ma généalogie. Puis, j’ai pris des cours de généalogie successorale par correspondance. J’ai obtenu un stage aux Archives Généalogiques Andriveau à Paris ; le Directeur de recherche m’a proposé un poste dans le Sud de la France. J’ai rejoint la succursale de Cannes après une formation-maison auprès de chercheurs chevronnés.

J’avoue qu’un généalogiste apprend beaucoup sur le tas, dans la pratique. Il s’adapte aux changements, à l’évolution de la famille, à la mobilité des personnes ! Il se tient informé des nouvelles lois qui touchent son métier (succession, archives…).

Il faut savoir que le monde de la généalogie successorale est un monde un peu fermé. On y entre souvent par connaissance ou parce que vous êtes apparenté à un généalogiste ou bien issu du notariat, du droit.

Avant de vouloir devenir généalogiste successoral, demandez-vous si vous avez toutes les compétences et toutes les connaissances nécessaires, un plombier ne deviendra pas un boulanger du jour au lendemain !

Si vous souhaitez faire ce métier pour son côté lucratif (image du reportage), sachez que vous ne débuterez pas avec un salaire mirobolant, que toutes les études ne versent pas de commissions sur dossier, que vous devrez devenir avec le temps et l’expérience  directeur/directrice de succursale ou de votre propre étude ou bien être un « ancien » d’une étude nationale et renommée pour espérer la place du généalogiste du fameux reportage qui en a fait rêver plus d’un sur les réseaux sociaux… Il faut être réaliste quand on débute une carrière !

Il est vrai que c’est un métier intéressant voire passionnant et très prenant quand on peut l’exercer : vous entrez dans l’histoire des familles ; vous rencontrez des personnes de toutes les catégories sociales ; vous vous attachez à certaines d’entre elles pour leur vécu ou leur personnalité… Vous allez dans des lieux que vous n’auriez peut-être jamais visités même en France !

La généalogie successorale est comme un livre d’histoires dont les pages s’écrivent à l’infini car chaque vie est une histoire unique…